Tunisie, un espoir pour le Printemps arabe
par Khadija Mohsen-Finan, Orient XXI

Pour de nombreux Tunisiens, il n’y a pas d’amélioration de leur vie aux plans économique et social et les jeunes qui étaient à l’origine du soulèvement de 2011 sont encore à la marge. Mais vue de l’extérieur, et en comparaison avec les autres pays de la région, la transition tunisienne n’a pas échoué, le changement est encore à l’ordre du jour.
 
La révolution tunisienne, qui a créé de l’espérance au-delà des frontières du pays, ne doit pas échouer. L’image du peuple uni qui se libère de son dictateur restera à jamais gravée dans les mémoires. Le soulèvement d’un peuple arabe contre l’autoritarisme a invalidé la thèse du peuple obéissant — tout en mettant un terme à l’idée d’une « exception arabe ». Différents facteurs semblent avoir contribué à auréoler de succès la transition tunisienne, même si l’issue est loin d’être garantie.
 
D’abord, le moment révolutionnaire de fin 2010 à début 2011 s’est déroulé sans violence excessive ; d’autre part, la transition qui a suivi a fait naître une culture du compromis entre forces politiques porteuses de projets différents. La volonté de la société civile de contraindre un gouvernement élu à la démission a également été déterminante dans la recherche d’un « dialogue national ». Le poids de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), historiquement enracinée dans la vie politique tunisienne, a aussi permis de dénouer les crises politiques successives. Bien entendu tous ces facteurs auraient été insuffisants si l’armée avait fait preuve d’appétit politique et si les puissances étrangères ne s’étaient pas discrètement investies dans le succès de l’expérience tunisienne.
 
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Dans la presse
L'autre Maroc

'L'autre Maroc', un article de Moulay Hicham sur la revue française 'Pouvoirs'

Je sais que cette date restera gravée dans ma mémoire : nous sommes le jeudi 8 février 2018. Pour la première fois depuis le « changement », l'euphémisme français pour ce que mes compatriotes arabophones appellent plus justement thawra, « révolution », je suis de retour au Maroc.

Dans les médias
Printemps arabe, deux ans après

Interview de Moulay Hicham sur France 24, 13 novembre 2012

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